Jeffing en randonnée : découvrez la méthode run-marche qui révolutionne vos sentiers

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Le soleil se lève à peine sur les cimes, étirant de longues ombres sur les alpages encore perlés de rosée. Pour beaucoup de passionnés, la randonnée est une parenthèse contemplative, un rythme lent calé sur le balancement du sac à dos. Pourtant, en ce milieu d’année 2026, une nouvelle approche transforme silencieusement notre manière de parcourir les sentiers. Entre la marche nordique et le trail pur, le Jeffing s’impose comme une alternative rafraîchissante pour ceux qui souhaitent dynamiser leurs sorties sans pour autant s’épuiser. Cette méthode, qui repose sur une alternance précise entre course à pied légère et marche rapide, permet de redécouvrir la montagne avec une fluidité nouvelle. Personnellement, j’y vois une excellente façon de prolonger le plaisir en fin de saison, quand les jambes sont affûtées mais que l’on veut garder cette capacité d’observation propre au marcheur. En variant les allures, on ne se contente plus de subir le dénivelé, on joue avec lui, transformant chaque replat en une opportunité de relance cardio-vasculaire tout en préservant son intégrité physique.

L’essor du Jeffing : l’équilibre parfait entre randonnée et course à pied

Le concept du run-marche ne date pas d’hier, mais sa démocratisation sous le nom de Jeffing doit beaucoup à Jeff Galloway. Cet ancien athlète olympique américain a théorisé dès 1974 cette gestion de l’effort qui consiste à ne jamais attendre l’épuisement pour s’octroyer des pauses de marche. En montagne, cette technique prend une saveur particulière. Imaginez-vous sur un sentier en balcon : plutôt que de rester sur un pas monotone, vous lancez quelques foulées souples dès que le terrain devient roulant, pour revenir à une marche puissante dès que la pente s’accentue. C’est une gestion intelligente, presque mécanique, de son énergie.

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L’héritage de Jeff Galloway appliqué à la montagne

Le coach Monty Simmons compare souvent cette méthode à la gestion d’un moteur de voiture que l’on fait monter en régime avant de le laisser redescendre. Sur nos sentiers de 2026, cette approche « revving » permet d’éviter la surchauffe musculaire. En alternant les séquences, on sollicite des groupes musculaires différents, ce qui retarde l’apparition de la fatigue. Pour un montagnard habitué au port de charge, c’est une révélation : on gagne en endurance fondamentale sans subir les traumatismes articulaires d’une course continue sur terrain accidenté. Je trouve que cette méthode apporte une dimension ludique qui manque parfois aux longues marches d’approche, souvent perçues comme fastidieuses avant d’atteindre le pied d’une voie ou d’un décollage en parapente.

Maximiser son endurance sur les sentiers grâce à la gestion de l’effort

L’un des principaux atouts du Jeffing réside dans sa capacité à transformer une simple sortie de fitness en une véritable séance d’entraînement pour le cœur. Là où la marche classique stabilise le rythme cardiaque à un niveau modéré, l’alternance de petites foulées crée des pics d’intensité bénéfiques pour le système aérobie. C’est un exercice particulièrement efficace pour ceux qui visent une préparation à des raids plus engagés. Sur un itinéraire de 10 kilomètres, l’intégration de phases de trot sur les portions plates permet d’optimiser le temps de parcours tout en brûlant davantage de calories, sans pour autant se mettre « dans le rouge » avant d’attaquer la montée finale.

La technique run-marche au service de la récupération active

Au-delà de la performance, le Jeffing est un allié précieux pour la santé à long terme. C’est souvent la méthode recommandée pour une reprise après une blessure ou pour les randonneurs seniors qui souhaitent maintenir un certain dynamisme. Les phases de marche servent de micro-récupérations, limitant l’impact répété sur les genoux et les chevilles. En 2026, la conscience du respect de son propre corps est devenue centrale dans nos pratiques alpines. Il n’est plus question de se « détruire » pour atteindre un sommet, mais d’arriver en haut avec assez de lucidité pour apprécier le paysage et assurer sa sécurité. Pour ma part, j’utilise souvent ce ratio en début de saison pour réveiller mon système cardio-pulmonaire sans brusquer mes tendons.

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Pour ceux qui souhaitent s’initier à cette pratique lors de leur prochaine sortie en randonnée, voici quelques repères essentiels pour bien débuter :

  • Choisir le bon ratio : Commencez par 30 secondes de trot léger pour 2 minutes de marche rapide.
  • Écouter le terrain : Réservez la course aux portions plates ou en pente douce, et revenez à la marche dès que l’inclinaison dépasse 10 %.
  • Privilégier la légèreté : Le Jeffing est idéal avec un sac à dos de petit litrage (moins de 5 kg) pour ne pas tasser les vertèbres lors des foulées.
  • Maintenir la régularité : L’objectif est de garder une fréquence de mouvement constante, même si l’intensité varie.
  • Adapter le matériel : Des chaussures hybrides, offrant à la fois l’accroche de la randonnée et l’amorti de la course à pied, sont préférables.

En fin de compte, que l’on soit un puriste des sommets ou un amateur de petites boucles forestières, le Jeffing offre une liberté de mouvement appréciable. Il ne s’agit pas de transformer chaque sortie en compétition, mais d’ajouter une corde à son arc technique pour varier les plaisirs. En montagne, l’humilité reste la règle d’or : savoir ralentir quand la roche devient fuyante ou quand le souffle manque est un signe de sagesse, et cette méthode en est l’illustration parfaite.


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